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Le chemin de l’Amérique – Page 40 – BARU

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original N&B encre de chine ( format 35 x 28 ) + original couleurs aquarelle ( format 35 x 28 ) – signée

Ces derniers temps Baru est un auteur qui a la côte et de nombreuses rééditions de ses albums jusqu’à présent plus disponibles voient le jour, et c’est tant mieux ! Publié la première fois chez Albain Michel dans la collection L’Echo des Savanes en 1990, Le chemin de l’Amérique est aujourd’hui de nouveau édité, cette fois-ci par Casterman. Œuvre majeur de Baru, il fut récompensé par le prix du meilleur album au festival d’Angoulême 1991.

Le chemin de l’Amérique conte la vie de Saïd Boudiaf, boxeur algérien dans une France en guerre contre le F.L.N. Baru met en scène l’histoire d’un homme rattrapée et contrariée par l’Histoire de ses deux pays, l’Algérie qui l’a vu naître et la France qui l’a vu accéder à la notoriété. Plus que le récit de la vie d’un boxeur, Baru nous offre un regard sur une des périodes sombres de ces dernières décennies, la guerre d’Algérie. Et si l’auteur ne met en scène ni bataille, ni militaire, son fantôme hante bien chacune des planches. Au travers du destin d’un homme, c’est avec une grande finesse et subtilité que Baru distille son regard juste et acéré sur cet évènement éminemment politique.

Côté dessin, Le chemin de l’Amérique est du grand Baru. Les personnages sont vifs, toujours en mouvement, et les décors sont un personnage à part entière comme aime à le dire Baru. Détaillés et réalistes, ils assoient le récit dans sa dimension historique et apportent une crédibilité supplémentaire aux propos des auteurs.

Le chemin de l’Amérique fait partie de ces incontournable de la bande dessinée. A découvrir sans faute.

Par Melville, le 19/12/2010

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Baru débute en 1982 dans Pilote, avec des récits complets, et publie deux ans plus tard, « Quéquettes Blues », récit émouvant et partiellement autobiographique de la vie quotidienne des enfants issus de la classe ouvrière française, qui lui vaut l’Alfred 1985 du meilleur premier album à Angoulême et le révèle au grand public. Cet album contient en germe toute l’oeuvre à venir de Baru. En 1985, Dargaud publie « La Piscine de Micheville », suivi des deuxième et troisième volumes de « Quéquette Blues ». En 1985 et 1987 paraissent, chez Futuropolis, « La Communion du Mino » et « Vive la classe ». Il réalise alors, pour L’Écho des Savanes, « Cours camarade », puis « Le Chemin de l’Amérique » (Alph’Art du meilleur album 1991 à Angoulême, coécrit avec Jean-Marc Thévenet), publiés en 1988 et 1990 par Albin Michel. C’est en avril 1995 qu’il publie « L’Autoroute du soleil » chez Kodansha, puis chez Casterman en septembre. Cet album se verra couronné du Prix des libraires spécialisés et de l’Alph’Art du meilleur album 1996 au festival d’Angoulême. Derniers albums publiés : « Sur la route encore » (janvier 1997), « Bonne Année » (septembre 1998) et « Les Années Spoutnik » (quatre albums parus) chez Casterman toujours. Avec « L’Enragé », il fait une entrée fracassante dans la collection « Aire Libre ». Le festival BD Boum a récompensé Baru (L’Enragé dans la collection Aire Libre) pour l’ensemble de son oeuvre en lui attribuant le Grand Boum 2006.

Texte © Dupuis

Baru est l’auteur le plus souvent récompensé à Angoulème avec :
*Meilleur premier album pour « Quéquette Blues » en 1985
*Meilleur album pour « Le chemin de l’Amérique » en 1991
*Meilleur album pour « L’autoroute du soleil » en 1996
*Grand Prix de la Ville […]

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