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a-Le canard siffleur mexicain – 6 illustrations Page Chapitre – 14 – Pascal Rabaté

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Le canard siffleur mexicain Livre de James Crumley – Pascal Rabaté – 6 illustrations Page Chapitre – technique encre de chine – format de l’ensemble 40 x 30 – signées

Engagé par Norman L’Anormal, biker quinquagénaire et passablement usé par les excès, pour retrouver sa mère qu’il n’a pas vue depuis l’âge de six ans, Sughrue traverse les Etats-Unis et une partie du Mexique en compagnie de deux vétérans du Vietnam, un flic de Denver atteint d’un cancer et un facteur alcoolique..

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Le bédéiste Pascal Rabaté en quatre dates

1992
Après avoir étudié la gravure aux Beaux-Arts d’Angers, Pascal Rabaté se lance dans la bande dessinée sous l’influence de Martin Veyron, auteur de BD, et Jackie Berroyer, comédien. Ce fils de vendeurs d’articles de pêche, qui a grandi à Langeais, en Indre-et-Loire, se spécialise alors dans la satire sociale et la chronique provinciale, entre villa « Mon rêve » et cuisine en Formica, mobylettes et voiturettes sans permis. Sa trilogie Les Pieds dedans (1992-1995) ressemble à du Groland mâtiné de comédie italienne, façon Mario Monicelli. « Ce monde est aussi le mien », aime-t-il revendiquer en réfutant toute condescendance et la moindre idéalisation. Dans plusieurs de ses albums, Pascal Rabaté a dessiné des oncles, des tantes et même sa mère.

1998
Alors qu’il songe à abandonner sa carrière de bédéiste et à devenir professeur, Rabaté déniche dans une brocante un roman peu connu de l’aussi peu connu Alexis Tolstoï (aucun rapport avec Léon). Ibicus(1924) raconte la fuite en avant d’un petit fonctionnaire en pleine Révolution russe. Son adaptation graphique en quatre tomes et 500 pages l’occupera pendant cinq ans et recevra le prix du meilleur album à Angoulême. Réalisée au lavis, sans le moindre trait, comme pour représenter la disparition d’un monde évanescent, cette saga est aussi la « synthèse de plein d’influences » qui vont du cinéma de Murnau à la peinture de Soutine. « C’est également une histoire de survie. Un thème qui m’est cher. »

2010
Une maison de production le contacte dans le but de tirer un film de son album Les Petits Ruisseaux (Futuropolis). Ayant réalisé plusieurs films (très) confidentiels à (très) petit budget et aux titres (très) évocateurs – Les Beach Boys de la plageLes Cheveux de ZidaneLa Cinquième Roue du tracteur ou encore Cavaliers faciles, hommage à Easy Rider, relatant une traversée du Maine-et-Loire à cyclomoteur -, Pascal Rabaté se propose de l’adapter lui-même. Rabaté passe du 9eau 7e art quasiment en même temps que Joann Sfar (Gainsbourg, vie héroïque), Marjane Satrapi (Persepolis) et Riad Sattouf (Les Beaux Gosses). « Nous sommes arrivés dans ce milieu sans complexe et avec l’envie de mélanger les choses, dit-il. On ne s’est surtout pas servi de la BD comme d’un marchepied pour passer à la vitesse supérieure. Et il n’y a pas, chez moi, de hiérarchie entre les deux médias. »

2013
Après le succès des Petits Ruisseaux (350 000 entrées), Rabaté enchaîne immédiatement avec un autre film, Ni à vendre ni à louer, qui rencontre moins de succès (102 000 entrées). Puis un troisième, Du goudron et des plumes, dont il termine actuellement le montage. Son grand retour à la bande dessinée passe aujourd’hui par un livre accordéon sans parole, Fenêtres sur rue, composé de vingt tableaux (dix de jour, dix de nuit) et d’un décor unique. Les clins d’œil y sont nombreux, là encore : Hitchcock bien sûr, mais aussi Tati, Maigret ou encore Edward Hopper. « Je voulais faire un hommage au cinéma, et puis au théâtre… » Rabaté, un homme sous (bonne) influence.

Le Monde

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