Le Huitième Jour – Planche Originale – N° 3 Chapitre 2 – Daniel Torres

Le Huitième Jour – Planche Originale – Daniel  Torres – Format 42 x 56 – Année 1982 – Signée
Le Huitième Jour
Les péchés capitaux, les jours de la semaine, les continents, les sacrements… Le nombre sept est profondément ancré dans la culture et les traditions européennes. Il a ainsi fallu sept journées à Dieu pour modeler le monde. Mais que s’est-il passé le jour d’après ? C’est à cette question que répond Daniel Torres dans Le huitième jour !

Un concept original, où l’auteur se joue constamment des codes, que ce soit dans la forme ou dans le fond. D’abord, en axant son propos sur le chiffre huit qui, comme une boucle, revient toujours, du début du premier récit, le huitième jour, à la fin du dernier… qui est le huitième, avant de se répéter… Ensuite, dans le choix que Dieu, après avoir fondé un monde parfait, équilibré et d’une grande beauté, se délecte de drames racontés d’un ton critique, cynique et teinté d’humour noir par son alter ego maléfique. Divers thèmes sont développés et trouvent tous une issue funeste : assassinats, cataclysmes, guerres, exterminations, violence, tortures, ostracisme, batailles…

Graphiquement, Daniel Torres s’ancre dans la tradition de la ligne claire. Il se démarque par un traitement intelligent de la colorisation qui facilite la lecture : utilisation de dégradés de gris dès que les deux protagonistes digressent et de couleurs lorsque l’on entre dans l’histoire contée par le Diable. Là encore, la nuance est intéressante pour séparer le fil du récit des bonds faits par le narrateur dans le temps, ainsi que pour différencier les interlocuteurs dans les bulles.

Indéniablement, cette bande dessinée n’a rien perdu de son efficacité ! Le lecteur se prend vite au jeu et, à l’instar de Dieu, attend impatiemment la nouvelle intrigue de Satan… À lire ou à relire !

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